Dommartin-lès-Remiremont

L'ultime édition

The End. La septième édition du Sapins Barbus sera l’ultime.
Préambule :
Avant de vous dire pourquoi la septième édition de notre festival sera la dernière, je vais vous dire ce qui n’en est pas la cause.

  • Non c’est n’est pas la faute au coronavirus – il en a déjà beaucoup sur la conscience mais nous, nous ne pouvons pas l’accabler de cela.
  • Non le groupe d’amis qui n’a fait que grandir d’année en année ne s’est pas quitté – au contraire, il est plus grand et plus fort que jamais.
  • Non les dettes du festival n’ont pas causé sa perte – une gestion rigoureuse et des efforts soutenus payent toujours.

Voilà, le sujet est débroussaillé.

Chers ami·e·s,

Vous le savez, l’histoire du Sapins Barbus festival est avant tout une histoire de famille. Tout commença en 2014 lorsqu’une après-midi, une joyeuse bande de pote qui se cherchait des projets décida de se lancer un défi. Et si on montait un festival ? La nuit tomba. Il y eu une soirée. Il y eu un matin. Ce fut le premier jour. Celui du reste de notre vie. Dès lors, nous ne cessâmes d’apprendre, de nous organiser, d’aller plus loin, d’imaginer plus grand, de repousser toutes les limites que nous atteignîmes. D’année en année, notre festival prenait corps, donnait vie, poussé par notre envie de faire, et le bonheur du public.

Il y a un an lorsque nous avons appris que nous devions déménager, nous avons pris ça comme un nouveau défi. Jusque-là, chaque nouvelle épreuve nous donnait l’occasion de nous réinventer. Mais l’idée de déménager, de devoir quitter Dommartin-Lès-Remiremont, notre village, a grignoté notre optimisme. Tout recommencer. Encore…

Je dois vous l’avouer, quand l’édition de 2020 a débuté l’envie n’était plus la même. L’ambiance se drapait d’un certain clair-obscur. Quelques dettes, plus symboliques qu’autre chose, restaient par-ci par-là ; le souvenir des deux mois de travail non-stop pour la grande scène était encore présent dans les esprits… Les bénévoles, qui, jadis, gazouillaient en haut des cimes, traînaient des pieds pour la première fois. Et moi-même, je commençais à douter. En nous forçant à écouter ce sentiment diffus, nous nous sommes rendu compte que nous partagions l’impression d’avoir donné tout ce que nous avions à donner. D’avoir appris ce que nous devions apprendre. D’avoir vécu ce que nous devions vivre. S’il a fallu 7 jours à certain pour faire un monde, il nous aura fallu 7 éditions pour faire le nôtre.

Alors après plusieurs consultations entre nous la décision fut prise : nous voulions mettre un point final à cette aventure. La plus grande aventure que chacun d’entre nous ait connue méritait que nous y mettions un terme… en beauté !

Et là, mes amis, l’enthousiasme des débuts est revenu ! A l’heure où je vous parle, nous avons la hardiesse des grands jours, l’intrépidité des grands soirs. Puisque l’entreprise qui devait s’installer sur le terrain de la Bruche en juillet 2021 accepte de repousser leurs travaux afin de nous permettre une dernière édition ici, nous sommes parés comme jamais pour faire la plus belle, la plus grande, la plus sublime de toutes. Accrochez vos barbes, ça va envoyer du sapin !

Ce qui se finit bien ne meurt jamais. LET THERE BE ROCK VINDIEU !!!

Jérôme MILLOTTE
Président

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